Limoges

Crypte Saint-Martial
Monument religieux


La crypte

La crypte de saint Martial du 4ème siècle, inventée en 1962 lors de la construction
d'un parking souterrain, est le seul élément qui subsiste de l’abbaye du même
nom, démolie en 1792, sous la place de la république, avec les dix-huit chapiteaux
sculptés de l'abbatiale romane découverts en 1993. La crypte contient le tombeau
de Martial, et ceux de ses deux compagnons prêtres, Alpinien et Austriclinien, qui
mourut selon la légende en en Toscane, et que Martial ressuscite à l'aide du bâton
que saint Pierre lui a confié. Valérie fait aussi partie des illustres occupants
officiels de cette crypte, mais il semble avéré qu'elle fut enterrée hors la crypte.

Les fondations de trois églises ont été aussi découvertes lors de ces fouilles ainsi
qu'une nécropole paléochrétienne. L'ensemble de ce patrimoine historique a
imposé à la ville de Limoges l'aménagement de la crypte ainsi que la préservation
du site.

La crypte de Saint-Martial a été mise en relation avec un mithraeum, sanctuaire
du dieu Mithra, qui était accompagné lui aussi de deux personnes, les porteurs de
torches Cautès et Cautopatès - le nom de Martial étant à rapproché d’un grade du
culte mithraïque, miles (soldat).

webographie
   www.culture.gouv.fr/culture/limoges/limog5.htm
   fragmentsdegeographiesacree.hautetfort.com
   couleur87.free.fr/intour/limvisi/stmartial.htm

L'abbaye

L'origine de l'abbaye de Saint-Martial trouve ses racines dans la crypte de Saint-
Martial. Creusée vraisemblablement au 4ème siècle, cette crypte fut ensuite
recouverte par un oratoire desservi par des clercs de la Cathédrale comme saint
Loup dont les reliques se trouvent avec celle de Martial en l’église Saint-Michel
des Lions.
Les pèlerins se faisant de plus en plus nombreux, on dut élever,
vraisemblablement au 11ème la basilique primitive de Saint Pierre-du-Sépulcre, de
plus de cent mètres de long et vingt mètres de large, sur la basilique du Sauveur.
Finalement cette abbaye sera constituée d'un groupe d'églises, de bâtiments et de
cours enserrés dans une muraille. Le concile de Limoges de 1031, faisant de
Martial un apôtre, assura définitivement l'abbaye comme un lieu de pèlerinage de
la Chrétienté, en complément avec saint Jacques de Compostelle et saint Jean
d'Angely. Au 11ème l'abbaye devient un centre intellectuel respecté dans toute la
Chrétienté.

La richesse de sa bibliothèque était telle qu'elle était placée en second rang, juste
après celle de Cluny. Grâce au commerce généré par les nombreux pèlerins qui
passaient, de nombreux orfèvres spécialisés dans la réalisation de reliquaires et
d'émaux au « champlevés » ont prospéré au fil des temps.

webographie
   couleur87.free.fr/intour/limvisi/stmartial.htm
   www.culture.gouv.fr/culture/limoges/limog5.htm
   fragmentsdegeographiesacree.hautetfort.com

Martial, apôtre tardif

Limoges en l'An Mil se trouve au coeur d'une polémique très vive, ayant pour objet
l'apostolicité de saint Martial, évangélisateur et premier évêque du Limousin, saint
patron d'une puissante abbaye. On pense actuellement que l'évangélisation du
Limousin remonte à la fin du 3ème ou au début du 4ème siècle, mais la légende a
longtemps semé doute à ce sujet.

La première légende de saint Martial, dite Vita Antiquior, d’époque carolingienne
est courte. Elle fait de Martial un contemporain de saint Pierre qui l’aurait
missionné depuis Rome. Dans la seconde légende de saint Martial, dite Vita
Prolixior - fin du 10ème ou au début du 11ème siècle - Martial est devenu parent
de Pierre et du premier martyr Etienne, et joue un rôle dans la vie publique du
Christ, au Lavement des pieds. Présent à la résurrection de Lazare comme à la
Cène, il recevra comme les autres apôtres l'Esprit saint au jour de la Pentecôte.
A cette époque on découvre à Angély le chef de saint Jean-Baptiste, relique qui
risque de concurrencer fortement le fructueux pèlerinage au tombeau du saint
limousin. Adémar de Chabannes, partisan de l’apostolicité de Martialis, débat
vivement en 1028 avec Benoît, prieur de Cluse, qui la considère comme une
falsification de la liturgie. Adémar ira même jusqu'à rédiger des faux qui feront
illusion jusqu'au 19ème siècle. Ce n'est que par lui que l'on connaît le Concile de
1031, remis en question par quelques historiens, qui officialise, en présence
d'ecclésiastiques et de princes venus de toute la France, l'apostilicité de saint
Martial.

webographie
   www.culture.gouv.fr/culture/limoges/limog5.htm

  Commencer
  Accès rapide
     Contact
  Sites associés
   Les Nonagones
   Nostradamus