Limoges

Latitude : 45°49'09''
longitude : 01°15'05''
kms parcourus : 366.75
altitude: 267 m.
Code : 87100
Ville : Limoges
Dép. : Haute-Vienne
Région : Limousin



Après la conquête de la Gaule par les Romains, le « Camp de César » est
abandonné au profit du site de Limoges vers 50 avant J.C, site favorisé par la
présence d'un gué au niveau du pont Saint-Martial. L'emplacement primitif de
Limoges est situé sur un plateau étroit bordé des deux vallées profondes de la
Vienne et de l'Aurence où courent l'Enjoumar et l'Aigoulène, deux ruisseaux
alimentés par de nombreux marécages.

On pense qu’Augustoritum, ainsi désignée sur l'itinéraire d'Antonin, fut fondée dans un but de prestige vers 10 avant J.-C., peu après le lancement de la
construction de la longue Via Agrippa qui court de Lyon à Saintes puis Bordeaux.

Il ne reste que peu de traces des constructions gallo-romaines de la ville
d’Augustoritum.
Le Pont actuellement du nom de Saint-Martial, fut la première construction
romaine qui permit à la Via Agrippa de franchir la Vienne. Ses six piles construites
en blocs de granit à crampons de fer qui soutiennent encore le pont aujourd’hui
sont d’origine. Une main de bronze, aujourd’hui perdue, avait été retrouvée derrière
la Mairie, à l'emplacement du très vaste forum, cœur administratif, religieux et
commercial de la cité romaine. Il y avait encore : des thermes (Place des
Jacobins) somptueusement décorés ; l'amphithéâtre, d’époque flavienne, un des
plus grand de Gaule, avec une ellipse de 137 sur 116 mètres (Jardin d'Orsay où
quelques ruines sont encore visibles ; le théâtre, daté du 2ème siècle, rare par
ses dimensions en Aquitaine (Quai Saint-Martial).
Découverte en 1990 lors des fouilles d'une villa monumentale au coeur de
Limoges, une fresque de grande qualité (au Musée de l’Evêché) présente un
système de panneaux à parois végétales, séparés par des candélabres,
surplombant une plinthe ornée de canards, elle-même placée au-dessus d'une
prédelle à décor d'échassiers.

Au début du 3ème siècle, l’empereur romain Caracalla, accorde le droit de cité
romaine à tous les habitants de l'empire. Augustoritum devient Civitas Lemovicum.
Les troubles politiques et l'insécurité dus aux premières invasions, dans la
deuxième moitié du 3ème siècle, provoquent le déclin de la cité romaine. La cité
se dépeuple lentement et la population se concentre au Puy-Saint-Etienne plus
facilement défendable.

La présence chrétienne à Limoges remonte à la charnière du 3ème et du 4ème
siècles avec l'arrivée en Limousin du premier évêque de la ville, Martialis, qui
deviendra saint Martial. Martialis ou ses successeurs seraient à l'origine de la
construction de plusieurs édifices religieux : l'église Sainte-Trinité associée à une
nécropole paléo-chrétienne ; l'église Saint-Pierre-du-Queyroix. Martialis sera
enterré dans une seconde nécropole (Place de la République).

Au cours du 5ème siècle, soumis à la menace wisigothe, les évêques qui gèrent
alors la cité font édifier une enceinte circulaire - le castrum - englobant le quartier
Saint-Etienne qui deviendra le centre épiscopal. Outre la cathédrale, la cité
possède l’église baptismale Saint-Jean-Baptiste et le monastère Sainte-Marie-de-la-règle rasé en 1966. Des fouilles préalables à l'aménagement de la place Saint-
Etienne ont révélé l’existence d'un baptistère exceptionnel découvert au pied du
parvis. Il s'agit d'un bâtiment, qui daterait du 6ème siècle, à plan centré de forme
hexagonale rayonnant en six espaces rectangulaires autour de la cuve
baptismale. L'ensemble couvrirait une surface au sol de 280 m².

Sous l'occupation wisigothe, qui débuta vers l'an 472, les catholiques sont brimés
par la politique religieuse du roi Euric (466-484) qui prône agressivement
l’arianisme. Limoges connaîtra même des périodes sans évêque catholique. La
situation s’apaisera avec le fils d’Euric, Alaric II.

A la fin du 6ème siècle, le culte du tombeau de Saint-Martial prend un tel essor
qu’il sera desservi par une communauté de clercs, et fera l'objet d'un pèlerinage
attirant les donations et les legs. La réforme clunisienne s’imposera à l'Abbaye
Saint- Martial qui sera à l’origine du développement des tropes, passages chantés
durant l'office religieux.

webographie
   membres.lycos.fr/alimoges
   www.ville-limoges.fr/


A voir

Crypte Saint-Martial
Cathédrale Saint-Etienne
Musée national de la Porcelaine Adrien Dubouché
Musée municipal de l'Evêché



Services

Hébergement
   Auberge de Jeunesse
Transport
   Train



Correspondance entre sites d'étape

Céramiques
Limoges-Lyon
Montaigne de passage à Limoges
Via Agrippa



Limoges - Rochechouart - IGN 2031 E

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